Je vous ai rencontré-e-s

Publié le par Pierre FRITSCH

Jean-Michel et Alice,

Il faut que je vous parle

Non pas du pays des merveilles

Mais n’y voyez aucune malice

Nous ne sommes pas dans le pays d’Arles

 

Non, ce dont il faut que je vous parle

C’est du long cours qui nous a conduit ici

Presque un pays qui m’émerveille

Ce qui fait que même des gens d’Arles

Sont venus comme la Ginette qui est ici

 

Mais s’approprier ce qui ne vous appartient pas

C’est comme se doper pour ceux qui ne pédalent pas

Je n’irai donc pas chercher chez d’autres

Ce que j’ai à vous dire ici

Bien que je sois un peu votre apôtre

attendez c’est pas fini

 

C’est pas facile de se confier

Devant cette foule que je sens m’épier

Mais c’est pas grave

je vais vous jeter

L’histoire que j’ai à vous raconter

 

Il y a plus de 20 ans

Vous n’en aviez pas 30
J’en avais pas 20

J’avais certes toutes mes dents

Alors que ne vous en restait pas 30

Mais vous en aviez quand même plus que 20

Sans pour autant en avoir 50

 

Vous habitiez dans mon quartier

Comme le Pietro ou le Chateigner

On m’a chopé pour adhérer à la JC

Où pendant 15 ans j’ai baigné

Faut dire que,

qui je veux dire vous voyez,

Elle avait quelques avantages dans les balconnets.

 

Ma vie elle était pas rose

Elle était même plutôt morose

Les porches, les caves et les foyers

Les potes et la tire, c’est ce qui m’animait

Et quand les joints faisaient mon destin

Certains sont arrivés

Comme vous, à point nommé

Et je me suis dit :

contre le destin,

prends-toi en main

 

Depuis vous habitez ma vie

Et même si ma vie

m’a fait déménager

je suis fier si je peux faire partie de vos amis

Car à vous je suis attaché

Comme l’arbre à sa forêt

 

Ce que je vous raconte c’est un peu cul-cul

Mais c’est à votre gentillesse que je rends hommage

Celle qui tout au long de mes jeunes étés

Même parfois pour de longs passages

M’a toujours souhaité la bienvenue dans vos contrées

 

Des tracts, des stands, des débats et des combats

Des murs, des tuiles, du bois et du béton

Du global au local le combat ne s’arrête pas

Quand on croit que la vie c’est pas du bidon

Et moi c’est pour tout ça

Que sans problèmes, je m’ouvre à vos leçons

 

Je crois pouvoir dire

Sans avoir peur de me tromper

Que…

c’est ce qu’on est venu vous dire

 

…Il y aurait tant de choses à raconter

Publié dans Slam et poésie

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