Communisme ou syndicalisme

Publié le par Pierre FRITSCH

Synthèse de mon intervention lors de la réunion ouverte du 20/11/07 organisée par la section de Valence du PCF.

 

Si j’ai bien compris l’objet de cette rencontre, il s’agit d’examiner, dans ce moment particulier qui s’inscrit dans la préparation de l’assemblée des membres du PCF, ce que peut être une intervention communiste dans ce contexte de mouvement social important.

 

Tout d’abord, le communisme, qui ne se réduit au PCF, n’a pas vocation à faire du syndicalisme. A titre d’exemple, si le syndicalisme doit défendre les intérêts des salarié-e-s, le communisme se donne pour visée de dépasser le salariat. Ensuite, l’intervention communiste dans un tel mouvement ne peut avoir pour objet de déléguer aux syndicats la mission de faire sauter l’exécutif politique national.

 

Le communisme doit pouvoir partir de la situation telle qu’elle se présente pour imprimer un sens au mouvement social et pour contribuer à la mise en mouvement du maximum de la population. Pour ce faire, il est possible peut-être de mettre l’accent sur un certain nombre de phénomènes qui peuvent contribuer à dépasser les rapports sociaux actuels, dont le capitalisme. De ce point de vue, je propose de mettre l’accent sur trois choses : le contrat de travail, la socialisation des risques, la démocratie.

 

S’agissant du contrat du travail, le communisme doit certainement rappeler que ce qui le caractérise c’est l’inégalité fondamentale des parties. Il n’y a pas un jeu de forces égales entre le salarié et son patron. Le communisme veut rééquilibrer ce rapport et sécuriser les salarié-e-s et leurs parcours. Par nature, le fait même de sécuriser le parcours de salarié-e est un dépassement du capitalisme qui a besoin de l’insécurité.

 

S’agissant de la socialisation des risques, il s’agit pour le communisme de montrer que la société, c’est normal, fait courir des risques sur les individus qui la composent et principalement et d’abord sur les plus faibles de la société. Il s’agit pour la société de supprimer ou de limiter les risques, voire de supprimer ou limiter les conséquences de ces risques pour les individus. C’est l’enjeu des différents mécanismes de sécurité sociale qu’il nous faut préserver, réorienter ou développer.

 

Enfin, concernant la démocratie. Les politiques, relayé-e-s par les média, soutiennent que la base serait opposée à Thibault. Ils disent ça pour mettre en difficulté le mouvement. Il s’agit au contraire pour le communisme de se féliciter d’une telle démocratie où c’est la base qui décide et le sommet qui s’exécute ; c’est une force pour la base (et c’est même tout l’enjeu que les bases prennent le pouvoir) et c’est une force pour celui qui a mandat d’exécuter. Cette forme de démocratie est une avancée de société et elle est à multiplier dans tous les domaines de la vie sociale.

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